Un torrent de lumière entra dans la chambre, et un joyeux rayon de soleil se mit à sauter le long des murs comme une folle levrette enfin admise auprès de sa maîtresse.

Les Roués Innocents (1847) — Chapitre III

Il n’aimait pas Amine, mais elle exerçait sur lui, en ce moment, la fascination de tout ce qui est charmant et perfide, brillant et glacé, la fascination de la fleur vénéneuse qu’on ne peut s’empêcher de cueillir, du serpent dans la gueule duquel l’oiseau vient s’engouffrer, frissonnant de plaisir et d’horreur. La corruption a des attraits inexplicables même pour les âmes les plus honnêtes.

Les Roués Innocents (1847) — Chapitre III

La figure de Calixte, naturellement charmante, était sublime en cet instant ; on eût dit que le jour émanait d’elle. Son âme jetait de si vifs rayons qu’elle était devenue visible sur ses traits par une sorte de pâleur lumineuse.

Les Roués Innocents (1847) — Chapitre III

Un rayon de lumière découpait le contour extérieur de cette belle figure par une mince ligne d’or. La joue et le cou, baignés d’une ombre transparente, recevaient, des feuillets du livre et des draperies blanches du lit, des reflets de nacre et d’argent à ravir un coloriste. Il était impossible de rêver rien de plus pur comme forme, de plus suave comme couleur, de plus chaste comme expression.

Les Roués Innocents (1847) — Chapitre VIII

Elle avait peu dormi, et sa figure, ennoblie par une pâleur délicate, trahissait sous son voile d’indifférence une certaine anxiété et comme l’attente d’un événement.

Les Roués Innocents (1847) — Chapitre X